Son histoire

Les évolutions et révolutions de l’informatique

Histoire d’un développement sans précédent

Le développement de la micro-informatique

L’écran et le clavier, premières révolutions de l’ergonomie

Les premiers systèmes informatiques d’entreprises

L’informaticien du dimanche et la contre culture informatique

La seconde révolution ergonomique, l’interface graphique et la souris

Années 1980 et 1990; généralisation de l’informatique dans les entreprises

Le tsunami Internet

Petite histoire des réseaux et  de l’Internet

La miniaturisation des terminaux numériques

Conclusion

 

Les évolutions et révolutions de l’informatique

L’ordinateur sous toutes ses formes prend de plus en plus de place dans nos vies quotidiennes.

Sous toutes ses formes, tant et si bien que l’on ne devrait plus parler d’ordinateur mais de terminal numérique, la traduction du terme anglais « device ».

Les terminaux numériques incluent

  • les ordinateurs fixes et portables
  • les tablettes
  • le téléphone portable intelligent (Smartphones)

Ce développement à tout-va a été causé par une évolution constante de puissance et de la miniaturisation des microprocesseurs, et par deux autres révolutions :

  • le développement des réseaux et d’Internet ;
  • l’amélioration de la simplicité d’usage des terminaux numériques.

Pour les entreprises, l’embauche d’informaticiens est motivée par des considérations de productivité. Depuis 4 décennies, les programmes sont devenus de plus en plus performants et coûtent de moins en moins cher … La part de l’informatique dans l’investissement des entreprises n’a fait que croître.

Pour les particuliers, c’est l’Internet et la baisse des coûts ; qui expliquent l’augmentation de l’équipement des foyers en terminaux informatiques.

Histoire d’un développement sans précédent

Prenons comme comparaison un autre objet emblématique du 20 e siècle, la voiture. L’année de référence est 1908; soit l’année de lancement  de la Ford T, point de départ de la production en masse de l’automobile.  35 ans après il y avait environ 100 millions de voitures produites dans le monde. C’est impressionnant.

En 1981 c’est le moment de la sortie de l’IBM PC, le standard le plus répandu de l’ordinateur personnel. On compte 35 ans après environ 1, 5 milliard de terminaux numériques dans le monde !

Dans sa vitesse de développement l’informatique a dépassé, en rythme, le développement de l’automobile, et de très loin !

Poursuivons avec la comparaison

Une Ford T coûtait à peu près huit mois de salaire moyen, elle roulait à 70 km/heure au maximum avec 2 vitesses.

Une petite voiture moderne coûte environ 5 fois le coût d’un salaire moyen, et elle roule à environ 150 km/heure avec 5 vitesses.

Au moment de sa sortie, l’IBM PC coute un mois et demie de salaire moyen, la vitesse du microprocesseur était de 4,77 Mégahertz.

Aujourd’hui une tablette bas de gamme coûte le 30 ième d’un salaire moyen, elle est cadencée à 1,3 Ghz.

ce comparatif il met en évidence la vitesse d’évolution des terminaux numériques.

Voiture Terminal numérique
Augmentation de vitesse 2 272
Diminution de cout 3 45

 

En terme de confort d’utilisation, là aussi dans un cas comme dans l’autre les progrès ont été surprenants:

Il fallait avoir quelques notions de mécanique pour démarrer et conduire les premières voitures, le démarrage était une opération qui demandait une certaine dextérité et de la force physique.

L’apprentissage de l’utilisation d’un IBM PC en 1981 demandait aussi certaines connaissances en langage MS DOS et une habitude de l’utilisation du clavier. Aujourd’hui une tablette peut être utilisée par un enfant de 4 ans ; on peut parler de la révolution de l’ergonomie.

L’autre point notable c’est que l’IBM PC communiquait avec d’autres ordinateurs au moyen de disquettes, les transferts d’informations vers la disquette n’était ni simple ni rapide. Aujourd’hui une tablette ou un ordinateur sont toujours connectés à Internet.

Le développement de la micro-informatique

Depuis les années 1970 le microprocesseur est le moteur du progrès et de la réduction des coûts

La révolution technique qui a permis diminuer le cout de production des ordinateurs et de les rendre accessibles est l’invention du microprocesseur.

Avant l’invention du microprocesseur, l’informatique conservait un coût de production relativement important : il fallait relier ensemble les composants électroniques.

Une carte « mère » sans microprocesseur Une carte « mère » avec microprocesseur

Carte mère d’un PDP11, ordinateur DEC né en 1970, sans microprocesseur, tiens dans une armoire.

Vue partielle d’une carte mère de Game Boy par Nintendo, sortie de 1989,  tenait dans une poche.

 

Alors que dans toutes les industries un produit plus performant et nouvellement conçu va couter plus cher qu’un produit de conception ancienne et moins performant… En informatique c’est le contraire, le dernier né est de plus rapide et le moins cher..

Le microprocesseur permet la miniaturisation, la réduction des couts de fabrication et la rapidité.

Plus le microprocesseur est petit, plus il est performant. Le gain de rapidité découle de la réduction du « chemin à parcourir » entre les différents transistors du microprocesseur ; le signal électrique ayant moins de chemin à parcourir, le microprocesseur peut  être cadencé plus rapidement.

 Depuis 40 ans, les progrès de l’industrie permettent de réduire les couches de silicium constituant le microprocesseur et d’augmenter sa performance, et ce progrès est quasi constant depuis une quarantaine d’années.

En 1975, Moore réévalua sa prédiction en posant que le nombre de transistors des microprocesseurs sur une puce de silicium double tous les deux ans. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une loi physique mais seulement d’une extrapolation empirique, cette prédiction s’est révélée étonnamment exacte. Entre 1971 et 2001, la densité des transistors a doublé chaque 1,96 année. En conséquence, les machines électroniques sont devenues de moins en moins coûteuses et de plus en plus puissantes.

Aujourd’hui on est capable de produire une tablette pour un coût de l’ordre d’une dizaine d’euros ; le prix est de moins en moins un facteur limitant dans l’accès à l’informatique.

L’écran et le clavier, premières révolutions de l’ergonomie

Les premières « interfaces homme-machine » ce sont les interrupteurs que l’on voit encore sur les panneaux de commandes de machines industrielles, c’est à la fois très simple et très limité.

Les cartes perforées au démarrage de l’informatique servaient à la fois au stockage de l’information (pour stocker par exemple l’équivalent d’une fiche client) , elles servaient aussi de support pour des jeux d’instructions (des programmes préparés par les informaticiens).

Panneaux de commandes Cartes perforées

exemple de panneau de commande, chaque interrupteur correspond à une entrée

 

Dans ce temps-là le dialogue homme-machine était fastidieux et protocolaire, puisque la phase de préparation des cartes perforées prenait du temps et que l’on attendait souvent le résultat de son traitement… le lendemain !

Terminal VT52 de DEC, sorti en 1974

Les premiers terminaux qui permettent le dialogue avec l’ordinateur central apparaissent dans les années 70, et pour le plus grand bonheur des informaticiens, la machine  répond de façon immédiate au clavier…progrès considérable sur les cartes perforées.. La « productivité » des informaticiens s’en est trouvée grandement améliorée.

Même si ce terminal avec clavier représente un progrès, on est encore à une époque où les claviers ne sont touchés que par les informaticiens… et pour cause …. Les opérations simples (par exemple trouver un fichier ; l’ouvrir, le modifier) demandent une bonne connaissance de l’architecture du système, et la maitrise du langage de commande propre au système.

Les premiers systèmes informatiques d’entreprises.

Dans les années 60 et 70 sont arrivés avec les premières offres d’ordinateurs polyvalents fabriqués par IBM , soit la gamme IBM 360. Ces ordinateurs étaient révolutionnaires dans la mesure où ils étaient capables de tout faire, alors que les machines précédentes (que l’on appelait machines mécanographiques) étaient dédiées à un type de traitement, soit par exemple la production de bulletins de paies.

Son numéro faisait référence aux 360° du cercle pour signifier qu’une gamme unique de machines pouvait maintenant couvrir tout l’azimut des besoins informatiques, scientifique comme gestion.

La machine d’ IBM permet à une entreprise d’ investir dans son propre système d information. C’est le début des systèmes d’information d’entreprise, les banques et les administrations centrales vont être les premières à investir dans la création de systèmes d’information « dédiés ».  L’architecture de l’IBM 360 est ouverte. Elle décrit les modalités de connexion des différents périphériques, c’est  la plateforme qui a propulsé IBM comme leader de l’informatique pour les grandes entreprises.

On voit se développer la direction informatique avec la prévalence de l’ingénieur informaticien, il conçoit et organise la mise en place des systèmes d’information.

Un rapport pour la période 1984-1988 de la Direction Régionale du Travail et de l’Emploi d’Ile de France, commandé par son directeur Claude Lagarrigue à la recherche d’outils de connaissance des filières de métiers, soulignait une forte augmentation (20%) de l’emploi des ingénieurs et cadres de l’informatique….

Alors que la culture informatique des grandes entreprises se développe, avec des employés professionnels, on voit apparaître une génération spontanée d’informaticiens indépendants qui travaillent pour le plaisir, on peut les appeler les informaticiens du dimanche ….

L’informaticien du dimanche et la contreculture ‘informatique

L’informaticien du dimanche a commencé à exister à partir du moment où des terminaux informatiques sont devenus abordables pour les particuliers.

L’informaticien de la grande organisation travaille sur un matériel onéreux, pendant les heures de bureau et sur la base de travaux dirigés pour la mise en œuvre des objectifs de l’entreprise.

L’informaticien du dimanche n’a pas d’heure, il travaille suivant ses convictions et son plaisir; il met en œuvre ses « produits » avec passion et son imagination est son principal moteur.

Les premiers terminaux informatiques accessibles aux particuliers

Les calculatrices HP (Hewlett Packard), sorties dans les années 70; elles étaient d’abord des calculatrices scientifiques et financières  mais elles permettaient aussi de créer des programmes. Le Commodore 64 (sorti en 1982) qui a été le premier micro-ordinateur a avoir été vendu à plus d’un million d’exemplaires.

L’informaticien de dimanche, quand il est bien intentionné, va construire des programmes pour  faire preuve de son talent.

Les informaticiens du dimanche ont ainsi crée pendant les années 80 et 90 une sous culture informatique, soit les « Scène démo», en réalisant des animations qui mêlent infographie, musique et programmation.

Exemple de démo sous Atari, une œuvre dynamique de la « scène demo »

La plus grande réussite initiée par un informaticien du dimanche est le système d’exploitation Linux.

Tout en étant étudiant à l’université d’Helsinki à la fin des années 1980,  Linus Torvalds a réalisé pour le plaisir et pour son usage personnel,  la première version d’un système d’exploitation qui est aujourd’hui déployé à 1 milliard d’exemplaires dans le monde.

Quand il est mal intentionné l’informaticien du dimanche peut écrire des programmes malveillants (des virus) ou bien développer son talent pour pouvoir défier les grandes institutions en place en s’introduisant dans leurs systèmes et en les piratant.

La seconde révolution ergonomique, l’interface graphique et la souris

C’est en 1984 que sort le premier Macintosh de la société Apple, c’est un révolution avec l’apparition du mode « graphique », le mode graphique c’est d’abord une représentation « intuitive » et schématisée des éléments manipulés par l’utilisateur ; le bureau est une transposition d’un plan de travail « virtuel » dans lequel les dossiers sont des classeurs, on peut les positionner à l’envie…

Apple a inventé une autre façon de communiquer avec l’ordinateur Pendant ce temps chez le concurrent IBM l’écran se présente de mode caractères

 

Ces nouvelles possibilités de dialogue entre l’utilisateur et l’ordinateur vont démocratiser l’usage de l’informatique et faire exploser l’usage de l’informatique par les non informaticiens.

 

Avant le développement des interfaces graphiques, les utilisateurs devaient avoir connaitre un certain nombre de codes afin de pouvoir « naviguer » dans l’ordinateur et le piloter.

 

Avec le « mode graphique », tout est simplifié, l’utilisateur s’appuie sur grammaire de base intuitive, il explore sans avoir à regarder le manuel… le maitre mot de cette dynamique d’exploration est « what you see is what you get » (WYSIWIG).

 

Grace à la baisse des cout de production des ordinateurs et la généralisation du mode graphique, le nombre d’utilisateurs de l’informatique est passé d’environ 7 millions en 1984 à 100 millions d’utilisateurs en 1995; et cette progression est d’abord le fait des amélioration d’ergonomie.

 

Années 1980 et 1990; généralisation de l’informatique dans les entreprises

 

 

Alors que les entreprises de grande taille ont commencé à utiliser l’informatique pour d’autres usages que la comptabilité ; la baisse des prix et l’émergence de solutions logicielles et matérielles pour les PME a permis d’étendre l’usage de l’informatique à tout le monde professionnel.

On notera, ente autres, les avancées suivantes :

  • Les micro-ordinateurs remplacent les machines à écrire pour le traitement de texte
  • IBM déploie avec succès une offre dédiée aux PME: l’AS400 en 1988
  • Les premiers réseaux locaux pour les PC se développent avec Windows NT en 1990, permettant la mise en œuvre d’applications d’entreprises basées sur des échanges entre micro-ordinateurs;

La progression du nombre d’informaticiens a été soutenue pendant ces deux décennies comme le montre le graphe si dessous

Le tsunami Internet

 Le révolution Internet emporte par son ampleur toutes les autres; elle a transformé l’usage de l’informatique, et elle  développe considérablement les usages de l’informatique.

Prenons un peu de recul par rapport aux usages de l’informatique..

Les premières machines informatique était des calculateurs, elle intéressaient les chercheurs et les statisticiens;

Dans les années 80 les ordinateurs ont remplacé avantageusement les machines à écrire;  et les systèmes centraux se sont montrés très efficaces pour gérer les opérations d’une entreprise. De nombreux amateurs utilisaient l’informatique à titre personnel pour programmer, jouer, ils s’échangeaient des disquettes, mais cela restait une « minorité active ».

A la fin des années 90, le développement de Internet a rendu l’informatique tellement utile et pratique que l’usage de l’informatique s’est généralisé et a dépassé la majorité de la population dans les pays industrialisés.

Dans les années 2010, grâce à la diminution des couts des terminaux, c’est la majorité des terriens qui est en passe de devenir utilisatrice des terminaux numériques.

Si on reporte le schéma d’adoption des nouvelles technologies, qui a été modalisé par Goeffrey Moore dans les années 90, la conjonction de la baisse des prix des terminaux numériques, de Internet et l’amélioration de l’utilisabilité des systèmes est ce qui a permis à l’informatique de sauter le gouffre entre les utilisateurs précoces et la première majorité des utilisateurs.

 

Les réseaux se sont développés dès les débuts de l’informatique, les premiers protocoles ont été définis au début des années 1960 par le consortium DIX (Digital Intel et Xerox).

Néanmoins les réseaux privés d’entreprise se sont développés largement pendant une trentaine d’années, mais le développement de Internet a été relativement tardif.

Il faut dire qu’en informatique d’entreprise, la confidentialité et la sécurité de l’accès aux données sont des priorités; cela va à l’encontre de la communication entre les réseaux. Le résultat est que peu d’efforts ont été  mis en oeuvre pour unifier les  protocoles et faciliter le dialogue entre réseaux informatiques.

Petite histoire des réseaux et  de l’Internet

Pendant une vingtaine d’année Internet a eu un ancêtre, le réseau ARPANET, un réseau qui permettait à des chercheurs de quatre universités américaines de communiquer leurs travaux.

De l’année 1970 à l’année 1990 ARPANET a été le prélude et l’expérimentation d’un réseau universel de communication. C’est à ce moment-là que les premiers e-mails ont été échangés, que les protocoles de communication entre les ordinateurs ont été définis, avec notamment l’apparition du protocole HTTP qui normalise les échanges entre terminaux numériques.

Quand le nombre d’ordinateur a commencé a devenir important, en 1983, on a enregistré les adresses dans un répertoire (ou serveur DNS)

Ce réseau a eu un certain succès et en 1989 il va compter 100 000 ordinateurs connectés.

En 1990 ce réseau s’est normalisé, il a été renommé sous l’égide d’un consortium appelé le Word Wide Web, ce dernier consortium a ouvert le réseau Internet. A ce moment les standards constituant les 3 piliers de Internet ont été définis :

  • les URL, qui permettent d’accéder universellement aux serveurs Internet
  • le protocole de communication HTTP
  • le langage HTML

Le développement auprès du grand public a été rapide et les premiers navigateurs sont apparus avec Mosaic et Netscape

1994 a été une année charnière avec une croissance de 2400 % du nombre d’utilisateurs d’Internet.

Comment l’ordinateur est devenu le couteau suisse de nos vies personnelles et professionnelles?

Alors qu’avant Internet un ordinateur était pour le commun des mortels un synonyme d’ennui, l’utilisation des terminaux informatiques va finir par gagner tout le monde (ou presque).

 Aujourd’hui qui pense au démarreur de sa voiture ?  Qui hurle de joie quand son automobile démarre du premier coup ?  Les souvenirs des démarrages à la manivelle capricieux n’ont pas été transmis d’une génération à l’autre…je fais quand même  partie de ceux qui poussé les voitures noyées dans les côtes… j’ai du mal à expliquer à mes filles ce que c’est qu’une voiture noyée…cela n’arrive presque plus jamais.

Voici une liste des différents usages courants de l’informatique dans nos vies, en gris et blanc apparaissent les usages qui étaient pratiqués avant le développement de Internet et des terminaux mobiles, soit 4 usages sur les 30 !

Avant internet et les mobiles Apres internet et les mobiles

30 fonctions usuelles de l’informatique avant et après Internet et les mobiles.

Légende :

Usage courant avec ordinateur Usage courant avec un smartphone Usage occasionnel avec un terminal numérique

On mesure ici en un coup d’oeil ce qu’Internet et les  mobiles ont modifié dans nos vies et a quel point cela a pu stimuler l’utilisation de l’informatique.

On fait 5 fois plus de choses en numérique que ce que l’on  pouvait faire avant les années Internet

La miniaturisation des terminaux numériques

 Il y a eu un engouement croissant pour les ordinateurs  portables dans un premier temps, cet engouement est du à des  progrès techniques vont toucher tous les composants de l’ordinateur:

  • Les chargeurs pour ordinateur portable se sont largement miniaturisés.
  • Les dalles LCD et LCD/LED pour ordinateur sont de plus en plus lumineuses
  • Les batteries pour ordinateur avec la technologie de stockage li-ion concentrent plus d’énergie dans un volume minimum.
  • Les microprocesseurs et des mémoires qui ont rendu les ordinateurs portables aussi performants que les ordinateurs fixes, pour un prix équivalent.

 

PC portable en 1983 PC portable en 2016

Les ventes d’ordinateurs fixes ont fini par se voir dépasser par  les ventes d’ordinateurs portables.

Le croisement des courbes est arrivé en 2010

[refaire le graphe et la légende]

Les deux autres révolutions ont été apportées par le constructeur Apple qui a popularisé le téléphone intelligent avec (l’iPhone sorti en 2003)  et les tablettes avec (l’iPad sorti en 2009)

Les constructeurs coréens et chinois, ont été rapides à créer des alternatives en s’appuyant sur le nouveau système d’exploitation  Android.

Le résultat de ces changements est triple :

  1. On est capable d’utiliser des terminaux numériques n’importe où, dans son lit ou en attendant le bus, dans un aéroport dans le métro… les terminaux numériques nous accompagnent partout.
  2. Ces terminaux numériques ont une puissance phénoménale et peuvent communiquer à tous moments. Ils peuvent embarquer des programmes d’intelligence artificielle que les anciens ordinateurs ne pouvaient pas supporter: soit par exemple les assistant personnels comme Google Now ou bien Siri.
  3. La chute des prix et l’amélioration des réseaux sans fil rendent leur utilisation maintenant possible dans donc tout le tiers-monde, après une quarantaine d’années pendant lesquelles les avancées du numérique ne touchent qu’une frange de la population mondiale. Les dernières révolutions numériques  touchent enfin tout le monde.

Conclusion

Ce chapitre a fait un tour rapide des évolutions et des révolutions des technologies numériques.

Cette expansion a été fulgurante, elle s’est faite dans la continuité et elle a été le résultat d’inventions successives.

Sans qu’il y ait eu d’année décisive ou de fait marquant, on constate que  le numérique est sorti du bois, ce qui a été longtemps une pratique restreinte et semi-exclusive a fini par toucher tout le monde.

On voit un glissement de sens,  on parle aujourd’hui plus de  digital ou  de numérique, que d’informatique, la nuance est assez mince..

L’informatique est le domaine d’activité scientifique, technique et industriel concernant le traitement automatique de l’information via l’exécution de programmes informatiques par des machines : des systèmes embarqués, des ordinateurs, des robots, des automates, etc.

Le numérique, quant à lui, concerne toutes les informations qui sont représentées sous forme de nombres qui correspondent à une grandeur en particulier.

Le numérique c’est donc juste le principe ou une abstraction de l’informatique, le numérique à précédé l’informatique.

Parler du numérique aujourd’hui c’est projeter la transformation de la société par les moyens modernes  de communication et de traitement de l’information.

C’est une évolution qui est née de l’informatique et qui aujourd’hui sort du cadre de l’informatique,  la vraie nouveauté c’est que tout le monde participe et anime le changement, les spécialistes et les non spécialistes..

Doit t’on maintenant appeler les informaticiens des numériciens ?  La question ne présente pas beaucoup d’intérêt, et cela fait  assez longtemps  que le terme d’informaticien ne désigne plus vraiment  une réalité, nous sommes devenus des homo-numéricus.. et les informaticiens ne sont ni les seuls ni les plus importants utilisateurs de l’informatique.

On disait en 70 après JC

Rome n’est plus dans Rome

Pour signifier que le développement de l’Empire n’était plus le fait des seuls habitants la ville de Rome.

Une cinquantaine d’années après le démarrage de l’informatique, on peut dire

L’informatique n’est plus aux informaticiens.

Pour constater que le numérique est devenu l’affaire de tous..